Comment les organismes communautaires du Québec luttent ensemble contre l’insécurité alimentaire

Alors que le coût de la vie continue d’augmenter, de plus en plus de personnes ressentent la pression et vivent l’insécurité alimentaire.

Le loyer, la nourriture, le transport : les besoins de base deviennent de plus en plus difficiles à couvrir. Et tandis que plusieurs tentent de s’adapter, d’autres sont poussés encore plus loin vers la précarité.

Ce que nous constatons de plus en plus clairement, c’est que l’insécurité alimentaire n’est pas un échec individuel. C’est le résultat de systèmes qui ne répondent plus aux besoins des gens.

Pour que l’alimentation soit considérée comme un droit et non comme un privilège, nous devons nous attaquer aux causes profondes : les inégalités, la pauvreté et les systèmes qui échouent à protéger les personnes lorsqu’elles en ont le plus besoin.

L’un des aspects les plus puissants du Réseau régional a été sa capacité à réunir les réalités vécues à travers la province et à transformer ces dernières en une voix collective pour le changement.

« Ce qu’un organisme entend dans sa communauté est souvent ressenti par d’autres à travers le réseau. En partageant ces expériences, nous commençons à repérer des tendances communes et à réaliser que plusieurs communautés font face à des défis et des obstacles similaires. Grâce à cette compréhension collective, les priorités deviennent plus claires et notre travail de plaidoyer gagne en force. Plutôt que de travailler en silo, nous pouvons utiliser des réseaux comme celui-ci pour harmoniser nos messages, coordonner nos actions et faire avancer ensemble des changements systémiques. Lorsque des centaines d’organismes portent le même message à travers le pays, le gouvernement écoute. »

-Rachel Schleifer, Coordonnatrice de plaidoyer

Aujourd’hui, le réseau compte 38 organismes membres à travers le Québec, et les rencontres régulières réunissent entre 15 et 20 partenaires à la fois.

Lorsque plusieurs organismes parlent d’une seule voix partagée, celle-ci porte plus loin et devient plus difficile à ignorer.

Au Québec, six partenaires communautaires ont organisé des événements Je mange, donc je vote. Les organisateur·trice·s ont partagé des outils, des stratégies de préparation et des apprentissages, contribuant ainsi à coordonner et à renforcer les efforts de mobilisation entre les communautés.

L’insécurité alimentaire relève des enjeux complexes, et les systèmes qui la causent sont profondément enracinés. Pour transformer ces systèmes, cela exigera de la persévérance, de la coordination et un effort collectif.

Le travail de plaidoyer peut souvent sembler lent et difficile à mesurer, mais les gains réalisés au cours de la dernière année nous rappellent que l’action collective compte, et que lorsque les communautés s’organisent ensemble, le changement est possible.