Pourquoi les organismes communautaires se mobilisent — et pourquoi c’est important

Du 23 mars au 2 avril, des organismes communautaires partout au Québec se mobilisent pour mettre en lumière une réalité à laquelle ils font face depuis des années : le sous-financement chronique.

Chaque semaine, plus de personnes et de familles peinent à répondre à leurs besoins de base. Alors que le coût de la vie continue d’augmenter et que les salaires et les politiques publiques ne suivent pas le rythme, de plus en plus de gens se tournent vers des organismes comme le nôtre pour obtenir du soutien.

Parallèlement, ce travail essentiel repose sur un financement à la fois insuffisant et imprévisible. Au Dépôt, le financement public ne représente que 14 % de notre budget annuel, bien loin de ce qui est nécessaire pour soutenir cette mission.

En solidarité avec 1 600 organismes à travers la province, le Dépôt a organisé une campagne de rédaction de lettres afin de faire entendre les voix de la communauté.

« La mobilisation a été inspirante. Des partenaires communautaires et des citoyen·ne·s engagé·e·s sont venu·e·s tout au long de la semaine pour signer des lettres. Certain·e·s en ont emporté des copies pour les partager au sein de leurs associations de locataires et groupes de défense des droits. D’autres ont pris le temps d’y ajouter leurs propres expériences et perspectives. Chaque lettre est devenue un témoignage des réalités vécues par nos communautés et de l’impact du sous-financement chronique sur les services essentiels offerts chaque jour. »

— Rachel Schleifer, Coordonnatrice de projet – Plaidoyer et engagement

À la fin de la semaine, nous avons remis en main propre 60 lettres à notre députée, Désirée McGraw, aux côtés de partenaires comme l’Eva Marsden Centre, Women on the Rise, Logis-Action et le CJE NDG.

Bien que nos missions diffèrent (de la sécurité alimentaire au logement, en passant par l’emploi et le soutien aux femmes, aux familles et aux aîné·e·s), nous partageons un engagement commun : prendre soin de notre communauté et en préserver la dignité.

Notre message est clair : nous avons besoin d’investissements publics accrus dès maintenant, ainsi que de changements structurels à long terme. Le coût de la vie doit devenir plus abordable, les revenus doivent refléter les réalités vécues, et les mesures de soutien doivent permettre aux personnes non seulement de survivre, mais de s’épanouir.

Les organismes communautaires sont au cœur du tissu social québécois. Lorsqu’ils disposent des ressources nécessaires, ce sont des communautés entières qui deviennent plus fortes, en meilleure santé et plus résilientes.